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Coworking

Rentabilité d’un distributeur
automatique : comment la calculer ?

Le chiffre d’affaires d’un distributeur automatique se calcule ainsi : personnes présentes par jour × taux de captation × panier moyen × jours d’ouverture. Ce que le lieu en retire dépend ensuite du modèle : avec une machine achetée, vous déduisez tous les coûts ; en revenue sharing, vous percevez une commission sur les ventes.

Un gobelet Kōre sur une table de coworking, à côté d’un carnet où un graphique en barres est esquissé au crayon ; des membres passent en arrière-plan : la fréquentation, point de départ de la rentabilité d’un distributeur automatique (illustration)

Combien rapporte un distributeur automatique ?

Il rapporte ce que les ventes laissent après les coûts. Multipliez les personnes présentes par jour par le taux de captation, c’est-à-dire la part qui achète, puis par le panier moyen et par les jours d’ouverture : vous obtenez le chiffre d’affaires. Retirez ensuite les coûts, si la machine est à vous.

Le chiffre d’affaires
Personnes présentes par jour × taux de captation × panier moyen × jours d’ouverture.
La marge
Chiffre d’affaires − ingrédients et consommables − maintenance − énergie − monétique et frais de paiement − assurance − amortissement ou loyer de la machine − temps de gestion.

Chaque terme se mesure ou s’estime séparément. Un revenu « type » annoncé sans connaître le lieu ne dit rien de ces termes.

Comment mesurer la fréquentation de votre lieu ?

Comptez les personnes réellement présentes chaque jour, pas l’effectif inscrit. Les badges, le contrôle d’accès ou les réservations donnent souvent ce chiffre ; sinon, un comptage manuel sur une semaine type suffit. Notez aussi les jours d’ouverture, les heures de pointe et les personnes qui passent sans s’arrêter.

  • Badges et contrôle d’accès. Les entrées par jour, en personnes uniques si possible.
  • Réservations. Postes, salles ou cours réservés.
  • Comptage manuel. Les passages à l’emplacement envisagé, par tranche horaire, pendant une semaine type.
  • Jours d’ouverture. Cinq jours sur sept pour un bureau, parfois sept pour un club.

En entreprise, présence et effectif diffèrent. Selon l’Insee et la Dares, au premier semestre 2024, 22 % des salariés du privé ont télétravaillé au moins une fois dans les quatre semaines précédant l’enquête, en moyenne 1,9 jour par semaine. Comptez donc jour par jour.

Pourquoi la fréquentation varie-t-elle selon la période ?

Parce que la présence suit le calendrier de vos occupants : vacances scolaires, ponts, fermetures d’été, jours de télétravail, rentrée. Un calcul fait sur la meilleure semaine surestime l’année. Estimez au moins deux niveaux, une semaine type et une semaine creuse, puis pondérez-les selon le nombre de semaines de chaque sorte.

Un campus se vide pendant les vacances universitaires ; une salle de sport connaît des mois plus ou moins chargés. Vos historiques d’entrées sur douze mois sont la meilleure source. Exemple de pondération : 40 semaines types et 12 semaines creuses, chacune multipliée par son chiffre d’affaires, puis additionnées.

Qu’est-ce qui fait varier le taux de captation ?

Le taux de captation est la part des personnes présentes qui achètent au moins une boisson dans la journée. Il dépend surtout de quatre leviers : un emplacement visible sur un passage quotidien, des horaires qui couvrent les moments de pause, une carte adaptée au public et un paiement simple, titres-restaurant compris.

  • L’emplacement. Sur le trajet de l’accueil, des vestiaires ou de la machine à café, la machine se voit.
  • Les horaires. Accessible le matin, à midi et le soir.
  • La carte. Des boissons adaptées aux usages : après la séance, à la pause, au déjeuner.
  • Le paiement. Sans contact, téléphone, titres-restaurant dématérialisés.

Service-public.fr rappelle que les titres-restaurant existent sous forme de carte ou d’application, s’utilisent dans une limite journalière et que les commerçants ne sont pas obligés de les accepter : vérifiez ce que la machine accepte.

Et le panier moyen ?

C’est le chiffre d’affaires divisé par le nombre de ventes. Avant l’installation, prenez une hypothèse prudente, puis remplacez-la par le chiffre réel.

Quels coûts déduire du chiffre d’affaires ?

Si la machine vous appartient, déduisez tous les coûts d’exploitation : ingrédients et consommables, maintenance, énergie, monétique et frais de paiement, assurance, amortissement ou loyer de la machine, et le temps passé à la gérer. Oublier un poste, souvent le temps de gestion, rend un projet rentable sur le papier seulement.

Ingrédients et consommables
Produits, gobelets, couvercles, pailles, et les pertes liées aux dates limites.
Maintenance
Entretien, pièces, interventions en cas de panne.
Énergie
L’électricité de la machine, et l’eau si elle en utilise.
Monétique
Le terminal de paiement et les frais prélevés sur chaque transaction.
Assurance
La machine et l’activité de vente.
Amortissement ou loyer
Le coût d’achat réparti sur la durée d’utilisation, ou le loyer d’une location.
Temps de gestion
Réassort, nettoyage, relevés, pannes et comptabilité.

Selon Entreprendre.Service-Public.fr, l’achat d’une immobilisation, une machine par exemple, ne fait pas partie des charges déductibles : son coût s’étale par l’amortissement. En crédit-bail, le crédit-bailleur reste propriétaire et les loyers sont déductibles, sous conditions.

Trois scénarios : combien de ventes par mois ?

Voici trois calculs complets, pour une salle de sport de 800 adhérents, un coworking de 300 postes et un bureau de 150 salariés. Toutes les valeurs sont des hypothèses de calcul, en chiffres ronds, pas des résultats. Le chiffre d’affaires s’obtient ensuite avec le panier moyen de la carte retenue pour votre lieu.

Hypothèses de calcul, pas des résultats : présents par jour × taux de captation × jours d’ouverture
Lieu (hypothèse) Présents par jour Taux de captation Ventes par jour Jours d’ouverture par mois Ventes par mois
Salle de sport, 800 adhérents 250 8 % 20 30 600
Coworking, 300 postes 180 10 % 18 20 360
Bureau, 150 salariés 100 10 % 10 20 200
  • La salle de sport. 250 adhérents présents par jour, ouverture tous les jours : 250 × 8 % = 20 ventes par jour ; 20 × 30 jours = 600 ventes par mois.
  • Le coworking. 180 postes occupés sur 300, en semaine : 180 × 10 % = 18 ventes par jour ; 18 × 20 jours = 360 ventes par mois.
  • Le bureau. 100 présents sur 150, télétravail compris : 100 × 10 % = 10 ventes par jour ; 10 × 20 jours = 200 ventes par mois.

Changez une hypothèse et tout suit : à 5 % de captation, le coworking passe à 9 ventes par jour, soit 180 par mois. La mesure compte plus que l’estimation.

Machine achetée ou revenue sharing : que perçoit le lieu ?

Avec une machine achetée, le lieu garde la marge : chiffre d’affaires moins tous les coûts, qu’il porte seul. En revenue sharing, l’exploitant porte les coûts d’exploitation et le lieu perçoit une commission : chiffre d’affaires × taux de commission fixé au contrat. Dans les deux cas, aucun revenu n’est garanti.

La machine vous appartient
Part du lieu = chiffre d’affaires − coûts. Pour le coworking : le chiffre d’affaires de ses 360 ventes, moins les coûts du mois. Vous portez le risque d’un mois faible.
Le revenue sharing
Part du lieu = chiffre d’affaires × taux fixé au contrat. Pour le coworking : le chiffre d’affaires de ses 360 ventes, multiplié par ce taux. L’exploitant prend en charge la machine, les ingrédients, le réassort et la maintenance.

Lisez la base de calcul (ventes TTC ou HT), la fréquence des versements et ce qui reste à votre charge. Comptez aussi la valeur d’un espace peu utilisé : voir le coût d’un espace sans offre de boissons. Pour comparer, voir nos deux formules : revenue sharing et location.

Comment savoir si le projet tient la route ?

Calculez le seuil de rentabilité : le nombre de ventes par mois à partir duquel une machine achetée couvre ses coûts. Divisez les coûts fixes mensuels par la marge d’une vente, c’est-à-dire le panier moyen moins le coût des ingrédients, des consommables et des frais de paiement. Comparez ce seuil à vos ventes estimées.

  1. Mesurez une semaine type et une semaine creuse.
  2. Calculez trois versions : prudente, médiane, favorable.
  3. Listez chaque coût, et qui le porte.
  4. Fixez une date de bilan.

Le service compte aussi : en salle de sport, il participe à l’expérience client ; en coworking, à l’aménagement des services.

Comment Kōre étudie-t-il un projet ?

Avant de proposer une formule, Kōre étudie la fréquentation du lieu, l’emplacement envisagé, les horaires d’ouverture et le public. L’étude est sans engagement. En revenue sharing, l’installation se fait sans investissement, pour les projets retenus, et votre établissement perçoit une commission sur les ventes, sans revenu garanti. La location est aussi possible.

En revenue sharing, Kōre installe, exploite, réassortit et assure la maintenance et le SAV. Le distributeur prépare des boissons froides à la commande en moins de 2 minutes ; il demande environ 1 m² au sol, une prise dédiée et une arrivée d’eau potable ou, selon le lieu, une réserve d’eau intégrée. Ce guide ne donne aucun chiffre de vente Kōre : le taux de commission est fixé au contrat, projet par projet.

Questions fréquentes sur la rentabilité d’un distributeur automatique.

Combien rapporte un distributeur automatique de boissons ?

Cela dépend des personnes présentes, du taux de captation, du panier moyen et des jours d’ouverture, moins les coûts si la machine est à vous. En revenue sharing, le lieu perçoit une commission fixée au contrat ; aucun revenu n’est garanti.

Qu’est-ce que le taux de captation ?

La part des personnes présentes qui achètent au moins une boisson dans la journée. Vingt ventes pour deux cents personnes présentes donnent 10 %. Il varie avec l’emplacement, les horaires, la carte et le paiement.

Comment calculer le seuil de rentabilité d’une machine achetée ?

Divisez les coûts fixes mensuels, amortissement ou loyer, maintenance, assurance et abonnements, par la marge d’une vente : panier moyen moins ingrédients, consommables et frais de paiement. Vous obtenez les ventes mensuelles à atteindre.

Combien de temps mesurer la fréquentation ?

Au moins une semaine type, par tranche horaire, complétée par une semaine creuse : vacances, ponts ou forte période de télétravail. Vos historiques d’entrées sur douze mois servent à pondérer l’année.

Le télétravail change-⁠t-⁠il le calcul en entreprise ?

Oui : comptez les présents, pas l’effectif. Selon l’Insee et la Dares, au premier semestre 2024, 22 % des salariés du privé ont télétravaillé au moins une fois en quatre semaines, en moyenne 1,9 jour par semaine.

Le revenue sharing demande-⁠t-⁠il un investissement ?

Chez Kōre, l’installation se fait sans investissement en revenue sharing, pour les projets retenus : Kōre installe, exploite, réassortit et assure la maintenance. Votre établissement perçoit une commission sur les ventes, sans revenu garanti.

Où Kōre étudie-⁠t-⁠il des projets ?

Kōre étudie les projets en Île-de-France : salles de sport, entreprises, coworkings, campus, hôtels. Consultez la zone desservie en Île-de-France, puis présentez votre lieu, sa fréquentation et l’emplacement envisagé.

VOTRE CALCUL

Vos chiffres.
Notre étude.

Partons de votre fréquentation : nous étudions un distributeur Kōre en revenue sharing ou en location, sans engagement.

Sans investissement en revenue sharingÉtude sans engagement